COVID 19 : ROLAND GARROS 2020

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Par Jean-Julien Ezvan
Mis à jour le 11/10/2020 à 18h40 – Publié le 11/10/2020 à 17h59

L’Espagnol n’a fait qu’une bouchée du n°1 mondial, ce dimanche, en finale de Roland-Garros. Rafael Nadal remporte les Internationaux de France pour la 13e fois avec ce 100e match victorieux à Paris.
Le fait du match : le départ dragster de Rafael Nadal. L’Espagnol dès l’échauffement sous le toit a mis tout son cœur à l’ouvrage. Dès les premières balles, les premières amorties posées par Novak Djokovic, les jambes et les coups de Rafael Nadal ont répondu avec force, vigueur. Rafael Nadal bien posé, souvent accroché à la ligne de fond de court a privé le n°1 mondial d’angles et de repères en lisant parfaitement son jeu et ne desserrant jamais son étreinte. Vite placé en tête, l’Espagnol a, dès le début du match, montré l’étendue de sa démonstration et de sa maîtrise. Du jeu sur terre battue (défense et attaque) et de l’événement à Roland-Garros. Faire face à Nadal à Roland-Garros, c’est «le plus grand défi», avait assuré en présentation de la finale Novak Djokovic, les premiers jeux ont montré l’ampleur de la tâche et laissé le Serbe souvent impuissant. Rarement le Serbe (multipliant les fautes directes 30 lors des 2 premiers sets, contre 6 pour l’Espagnol) aura semblé à ce point désemparé, écrasé, dépassé, privé de ressources et de solution, ne parvenant à convertir sa première balle de break qu’au 3e set pour égaliser à 3-3, lâcher un premier cri de rage et se relancer. Un petit peu…
Nadal vainqueur 6-0, 6-2, 7-5 en 2h41 boucle, comme en 2008, 2010 et 2017, le tournoi sans perdre un set (comme avant lui Björn Borg en 1978 et 1980) et Ilie Nastase en 1973. Il décroche son 20e titre en Grand Chelem, comme Roger Federer. Novak Djokovic reste bloqué à 17…

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Tennis – Roland Garros 2020 –

Hugo GASTON, le jeune espoir tricolore de 20 ans s’est qualifié pour les 1/8èmes de finale en éliminant l’ancien vainqueur du tournoi en cinq manches (2-6, 6-3, 6-3, 4-6, 6-0)

Le 239e mondial a soulevé la terre de Roland contre Wawrinka, ancien vainqueur des lieux. Le Suisse pensait sans doute se les friser tranquillou avant d’aller se faire un facetime avec Kev Adams, devenu un grand pote depuis que les deux produisent un film ensemble. L’humoriste, présent en tribunes, était le seul traître à la patrie vendredi, et le public l’a gentiment chambré à la fin, conquis par le caractère de Gaston et la variété de son arbre à musique.

« Très honnêtement l’idée première dans le match, c’était de profiter de tous les instants et de voir un peu ce qui se passait, témoigne Marc Barbier, un entraîneur aux anges. On avait mis en place un plan de jeu, qui était d’éviter la confrontation brutale et directe avec le jeu de Stan. On voulait varier les effets, varier les zones, varier les rythmes. Le début a été un peu timide, puis il s’y est mis et a pu mettre en place son jeu, et puis il s’est passé ce qu’il s’est passé ».

Une tempête, une tornade, un big bang, sous la lumière déclinante de l’automne indien. Gaston a commencé à faire de la moulinette à partir du 2e set, sous des conditions exécrables, et on a senti rapidement que le Suisse bouillait de la cafetière devant tant d’insolence. On a parfois pensé aux Santoro-Safin de la grande époque, même si Fabulous Fab n’était pas gaucher. Barbier : « Hugo son jeu c’est de rentrer dans la tête des adversaires, qui au final font des erreurs parce qu’ils se posent trop de questions sur la façon doit ils doivent jouer. La créativité, c’est son identité de jeu, il a toujours été comme ça. Mais il faut que cette créativité soit au service de la performance. On n’a pas de note artistique en tennis. Contre Stan, ça a été le cas ».

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